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  Les thèmes développés ont pour objectif d’améliorer la qualité des aliments à base de céréales et des produits dérivés, par l’étude, par association des méthodes de la biologie moléculaire et de la biochimie, d’enzymes et protéines fonctionnelles du grain. L’étude des gènes codant pour ces protéines et celle de leurs relations structure-fonction, par ingénierie des protéines, constituent le cœur de notre activité de recherche. La sélection assistée par marqueurs moléculaires ou la transgenèse végétale et l’identification de la fonction physiologique de ces protéines dans le grain sont les objectifs à long terme.

Parmi les nombreuses familles de protéines impliquées dans la qualité technologique des blés, nos programmes sont focalisés sur les LTP, les puroindolines, ainsi que les thiorédoxines.

Des programmes plus ponctuels sont poursuivis notamment sur (i) les gènes induits par des stress abiotiques et pendant la maturation de la graine lors de sa dessiccation, (ii) la mise au point de méthodes de détection d’adultération ou d’authenticité de produits végétaux (présence de blé tendre dans les pâtes alimentaires, farine de châtaigne) .

Des approches génomiques engagées depuis deux années, dans le cadre du programme National Génoplante qui visent à inventorier les gènes exprimés au cours du développement du grain au moyen d’EST (analyse du transcriptome), viendront alimenter les projets.

L' équipe qui porte cette thématique dans le cadre de l'UMR présente l'originalité d'aller du grain vers le gène et du gène vers le grain, en s’intéressant simultanément aux relations structure/fonction des protéines ayant un rôle important sur la qualité. Cette approche de biologie structurale pourrait être étendue aux protéines d’intérêt d’autres plantes étudiées au sein de l’UMR.

Elle a, d’ores et déjà, largement bénéficié des compétences développées par des équipes de l'UMR, pour ce qui concerne l’étude de promoteurs de différents gènes (de thiorédoxines, de LTP, de puroindolines…) et continuera à le faire pour d’autres gènes d’intérêt.

Une complémentarité existe également au niveau de certains des programmes développés par les autres équipes de l’UMR et notamment ceux qui concernent les stress biotiques et abiotiques.

Le blé contribuera à et bénéficiera de l’approche de génomique structurale (clonage positionnel grâce aux BAC, structuration et évolution des génomes des monocotylédones, synténie) qui lie entre elles différentes plantes étudiées dans le cadre de cette UMR. De la même façon, l'approche de génomique fonctionnelle qui a conduit à l’obtention de 100 000 EST de blé pourra tenir compte des données obtenues sur les autres plantes (riz, maïs, sorgho, canne à sucre). L'étude des mutants générés chez le riz qui seront touchés pour des aspects de développement du grain (taille, forme notamment) représentera également une source de synergies.

L'équipe se trouve également dans un environnement favorable sur le plan bioinformatique, compétences nécessaires et complémentaires indispensables pour la mise en forme des nombreuses données générées en génomique mais également pour aborder la phase de l’analyse du transcriptome qui va constituer l’une de ses activités majeures pour les prochaines années.

Enfin, dans une perspective de post-génomique et compte tenu de compétences spécifiques de l’équipe sur les protéines, une approche de protéomique pourra être envisagée sur certaines thématiques communes de l’UMR (stress par exemple).

 
     

   

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